Que ce soit avec les approches de thérapies, les approches de psychologie avec les religions les sectes, avec les méthodologies, les technologies comme la programmation neuro-linguistique, il y a un pattern que j’ai remarqué dans la pensée populaire. On a tendance à se dissocier de ce qu’on perçoit comme étant les causes de nos problèmes.
On parle comme si c’était quelque chose qui était “pas nous”, que ce soit de possession diabolique avec les exorcismes, que ce soit avec la scientologie et leurs “engram” . On dit:”tes problèmes, ce n’est pas toi, c’est comme un parasite.” Ensuite, il y a toute sortes de paroles métaphoriques qu’on utilise dans le monde dans la thérapie comme “faire un nettoyage” “il faut enlever le méchant” “il faut faire sortir le méchant”, bref: “tu n’es pas tes problèmes”.
Ce que je dis, et je ne parle pas au nom de tous ceux qui font de la PNL, est que les comportements négatifs que nous avons sont des choses que nous avons appris à faire. Donc c’est des apprentissages, des compétences. Je perçois mon travail comme un travail d’éducateur, j’enseigne aux gens, mais j’enseigne surtout à l’inconscient, de nouvelles compétences qui amènent au même résultat mais d’une façon beaucoup plus positive et beaucoup plus écologique.
Donc je pars de l’idée que tant que le cerveau de mon client n’a pas appris un meilleur chemin pour arriver au même résultat, que ce soit ressentir du respect ou avoir la paix, que ce soit faire de l’argent ou se sentir mieux. Tant que l’inconscient n’a pas appris un nouveau moyen qui est disponible dans ses programmes, il va toujours faire la même vieille affaire. Donc je ne vois pas ça comme étant un blocage ou comme une maladie. Dans la science on parle des maladies mentales, on dit “ma maladie” ce qui présuppose que la maladie n’est pas “moi”, elle est séparée de moi. Lorsque je me dissocie de mon état ou comportement non-désiré, je vais donc voir quelqu’un qui va me “guérir” ou “m’exorciser”, bref qui va faire “partir” la “maladie”.
Ce n’est pas du tout comme ça que je travaille, voilà pourquoi que je ne dis pas que je fais de la thérapie parce que je ne crois pas que les gens sont malades. Je crois que les gens ont appris à réagir comme ils ont appris dans leur passé et là, ils refont les mêmes patterns ou comportements parce qu’ils n’en ont pas appris de nouveaux.
La raison pourquoi il y a autant de gens qui vont voir des coachs ou des thérapeutes est, entre autre, que “apprendre” est quelque chose de péjoratif un peu maintenant. Parce qu’on veut tellement être une personne responsable, une grande personne, on veut tellement plaire à nos parents que, lorsqu’on sort de l’école, lorsqu’on a finit nos études, on se dit: “Enfin je suis une personne responsable, je suis un adulte, les gens vont me prendre au sérieux maintenant.”. Donc, tout ce qui nous fait penser au mot “école”, que ce soit avec le mot “apprendre”, que ce soit de lire des livres, bref, n’importe quoi qui nous relie au fait d’apprendre, nous ramène à cette irresponsabilité, à cet état de “non pouvoir”. C’est pour ça que je dis que les gens ne cherchent plus à apprendre réellement. C’est pour ça qu’ils viennent voir un thérapeute car ils vont préférer croire que ce n’est pas de leur faute s’ils ont des problèmes. ils vont préférer croire que c’est quelque chose qui “leur arrive”, vous savez à quel point c’est passif que de dire ça. Un peu comme dire: “Mes clés ont disparu.” plutôt que de dire “J’ai perdu mes clés.”. Un est dans un langage passif et l’autre dans un langage actif.
Donc ce que je vais faire avec mon client est d’enseigner un nouveau comportement qui se rajoute par-dessus l’ancien. Parce qu’on ne peut rien effacer dans le cerveau, on ne peut que rajouter des choses par-dessus les anciennes. Ce qu’on veut c’est optimiser, on veut que les choses se fassent plus rapidement et facilement pour qu’on puisse trouver des difficultés qui sont plus intéressantes, car des difficultés il y en aura toujours, n’est-ce pas?
En résumé, les problèmes c’est quelque chose qu’on fait et non quelque chose qui nous arrive. Cela présuppose que c’est nous qui avons le pouvoir et non le prêtre, ni Jésus, ni le thérapeute, ni l’énergie, le reiki. C’est moi, le client, qui a le pouvoir de changer quelque chose en moi. Je vais voir un coach PNL parce qu’il crée l’espace, l’environnement où il devient possible de changer. Par son feed back, il peut me renvoyer ce que j’ai besoin de remarquer et, comme l’arbre qui tombe dans la forêt, il peut témoigner du changement qui s’effectue.


